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Eclaireuses Eclaireurs de France
Groupe Lapérouse de Boulogne-Billancourt

Italie 93 : Le camp des routiers

jeudi 22 juillet 1993

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Le journal de Panda durant son camp 1993 qui a eu lieu en Italie.


A 19h, Gare de Lyon, tout le monde est là devant les merveilleuses peintures murales représentant les différents paysages et monuments français. Maki et Gibbon étaient venus nous dire au revoir et à cause de leurs titounes (bien connu par tout le monde), personne ne voulait rentrer avant longtemps. Dans le train, Julien ouvre sa boîte de thon plus efficace qu’un pet de Gibbon pour vider un compartiment. Sinon les parties de tarot se succédait et on découvre comment Antoine peut les transformer en parties d’échecs, avec ses commentaires en prime.

A Vérone, réveil brutal le lendemain pour prendre une correspondance pour Trento). Ce petit sprint matinal (il était environ 5H39), nous permet de découvrir que nos sacs sont lourds. A Trento, on a poireauté trois heures à cause de problèmes administratifs, ratant du même coup le car de 10h. Le parc était beau, la ville un peu trop inspirée par l’architecture Milanaise. Dans le car, la position en cocon de Renard lorsqu’il dort provoque l’hilarité d’une dizaine d’Italiennes. A Vago di Vacia, point de départ de nos huit jours de marche, on passe quelques coups de fil, on se perd un petit peu avant de partir pour les 1000 mètres de dénivelé de la première journée facile. On découvre les différents rythmes de marche et les écarts qui en découlent. L’ordre de marche bougera très peu durant les différents jours de marche. Après une marche exténuante, on découvre une charmante petite ferme qui semble le lieu idéal pour un refuge. Mais non! Le refuge de Vaël est encore très haut perché dans la montagne, à 1h30 de marche. C’est dans cette dernière partie du chemin que la forêt disparaît du paysage. A 19h30, nous pouvons enfin nous reposer, et installer les tentes. Mais ce serait trop bête de terminer aussi calmement cette journée et on se rend compte que les morceaux des différentes tentes ont été mélangés. On essaie dans le jour déclinant différentes combinaisons toutes aussi foireuses. Désormais la survie dépend d’une fiche voir d’une fourchette ayant le même usage. Le repas semble très moyen mais personne ne sait ce qui l’attend L’orage va bientôt éclater et les tentes sont vraiment mal montées. Dans la tente verte de trois personnes, on se croit dans une boîte à sardine .Dans les deux tentes grises de quatre personnes, on ne peut dormir tranquille avec le toit qui bouge et la pluie qui menace de transpercer la toile. Antoine et Renard font semblant de dormir pour ne rien faire. Par contre, votre humble narrateur (Panda), va héroïquement sortir malgré la tempête, pour replanter la tente, chevauchant les éléments déchaînés. Après une nuit trop courte, le soleil apparaît derrière les rochers majestueux qui sont désormais le décor de nos exploits. Le petit déjeuner est bon, surtout que l’on a encore du lait. On peut admirer le ravitaillement du refuge par hélicoptère entre les rochers.

La journée de marche commence sur du plat dans un paysage lunaire et sous une chaleur insupportable. Arrive la première pente digne de ce nom. La marche devient escalade L’air se raréfie et nos poumons deviennent des moteurs de 2CV encrassés. A un moment, le chemin disparaît. Le premier groupe attend alors les conseils du grand et illustre maître topographe : FURET.
On décide après de nombreux aller-retour de descendre un goulot (que dis-je un goulot, c’est un précipice) qui a du exister du temps où ce pays régnait sur un vaste empire où il y avait un chemin toujours indiqué sur les cartes avec la mention « difficile ». Renard et Furet descendent en éclaireur (c’est le cas de le dire) malgré les dangers, chevilles cassées, crânes fracassés, éboulements… Renard va même descendre un mur de deux mètres à main nue et le sac tout d’un coup devenu plomb sur le dos. Il remontera finalement, comprenant que nous, humbles marcheurs, ne pourrions y arriver. Nos deux héros épuisés vont pourtant repartir en même temps que nous dans le nouveau chemin plus long mais lui, balisé. La fin de matinée est calme sur des chemins hyper touristiques où toute la petite famille vient faire une balade avant de redescendre en télésiège. Nous passons avec nos gueules de bagnards et nos sacs lourds pour des extra-terrestres. Après la pause de midi , on se rend compte que cela semble pire que tout ce que l’on a vu jusque là. Fausse alerte, c’est dur au début mais après l’habitude aidant ça va au poil : on a pris le rythme. A la pause quatre heures, en attendant les filles, l’orage éclate et on se tape une pluie de grêlons. La pluie nous poursuit ensuite, tout le long du chemin. Tout le monde décide vu notre fatigue avancée, de s’arrêter à un refuge à une heure de marche du but de la journée. Il pleut sans cesse et dans un moment de faiblesse Furet et Ecureuil décident que l’on dormira au refuge, moyennant une scandaleuse ponction sur nos argents de poche. Le refuge a comme caractéristique d’avoir le prix d’un hôtel, le confort d’une auberge de jeunesse et d’avoir un personnel aussi sympathique que celui de l’ambassade d’URSS durant la crise de Cuba. Il n’y a pas d’eau potable, la douche est payante, lorsqu’on consomme c’est dans la pièce la moins chauffée.
Durant la préparation du repas du soir, débarque la splendide étoile du soir la lumière de Milan, ROBERTA, la blonde sulfureuse à l’éternelle casquette rose fluo, accompagnée de son serviteur : Lorenzo. Cette entrée magistrale est le début d’une aventure tragique pour Furet le petit homme au bout rouge, triste et simple au cœur tendre. L’échange de foulard, symbolique forte pour les 30 millions de scouts à travers le monde, est digne des grandes scènes d’amour des films des 50.

Après une nuit mouvementée, le départ fut rapide pour tout le monde. Certains oublient leurs ponchos, et un autre quitte son amour. A la première pause, on tombe sur un charmant refuge où il faut payer pour avoir le droit de se protéger du vent. En attendant les filles, on a tout le temps d’observer une côte vraiment abrupte avec un chemin pas très clairement dessiné que pourtant bientôt il va falloir se taper. Mais bonne nouvelle, en haut il y a du soleil. Et la vue superbe, la luminosité permettront une extravagante séance de photos sur les rochers. Après une descente dans un paysage sec ,on découvre un super lac clair, propre, et trop froid pour qu’il y ait de la vie dedans (Coati croit pourtant voir des micros bactéries).
Roberta débarque durant notre pause, fraîche et souriante malgré la fatigue de la marche. Furet semble trop petit pour le bonheur qui l’inonde à la vue de sa bien-aimée. Au programme de la fin de matinée un col avec en bonus pour les deux groupes de devant une descente difficile, plus longue et qui nous fait faire un détour (merci Furet!). Vers midi, on est dans une vallée où l’on redécouvre les arbres et l’herbe. C’est dans ce paysage champêtre que nous allons manger. De 2h à 5h, une partie du clan va se taper une super montée pour aller au ravitaillement pendant que les autres attendent au C’est là que se forme une légende sacrée: Furet utiliserait de la vaseline pour soulager son postérieur que Roberta soumette à rude épreuve lors de leurs jeux nocturnes (Roberta ce n’est pas un nom louche pour une fille?). En fin d’après-midi, on se tape(eh oui encore!) une montée fatigante mais dans un paysage agréable. On croise sur le chemin des cochons et des vaches (original!). En arrivant il se met à pleuvoir (ENCORE!!!) ce qui provoque un superbe arc en ciel. Il y a un orage au loin mais il ne semble pas se diriger vers nous. La soirée est agréable malgré le froid. Les tentes sont ben montées et on passe une très bonne nuit. Le lendemain, quiproquo sur la définition d’une journée de repos. On était censé s’arrêter à un refuge à une heure de marche mais Furet nous embobine et on se retrouve avec une descente de 1.000 mètres de dénivelé. En chemin, on mange devant un petit chalet avec un petit jardin.
Dans la vallée, à Canazaï, on se ravitaille et le Clan déguste des glaces à l’italienne (des gelatti). On rencontre Roberta. C’est louche. Furet nous a poussé par tous les moyens à marcher jusqu’ici : l’amour le rendrait-il aveugle à nos fatigues et à sa tendinite qui le torture? Pour la fin d’après-midi, il est prévu 800 mètres de montée. 500 seront faits en téléphérique car il commence à être tard. A l’arrivée, on découvre Passo Portici, une ville ultra-touristique où il n’y a pas d’endroit pour camper. A 25 minutes à pied, il y a un petit refuge où nous allons être obligés de nous rendre pour notre véritable journée de repos. Le Clan est sur les sommets, le vent souffle et les nuages tombent sur nous, formant une brume très épaisse. Le propriétaire est ce soir là souriant et il nous permet de faire la cuisine et de manger sur la terrasse, à l’abri du vent. La purée et la semoule de riz nous semblent un festin. La soirée au bar malgré la prise odieuse de la bière est calme.
La journée de repos se déroule sous un ciel morose entre le bar et les tentes. La glande a rapidement ses limites et vu que le petit déjeuner n’a pas été très copieux, on a tous très très faim. Les gens du refuge sont de moins en moins sympathiques, rechignant à nous laisser prendre de l’eau, etc…

Le repos est le summum du gore.

En entrée, le riz salé au thon est à peu près correct mais le riz sucré au Benco et au raisin sec est digne des pires ratés des patrouilles lors du camp ! En soirée, les nuages sont encore plus présents, ils sont sur nous. On s’amuse à découvrir l’humidité qui règne sans penser que ça va amener la pluie. On se couche de joyeuse humeur et bien installé dans nos duvets, on se met tous à chanter à tue-tête, n’importe quelle chanson. 1h30 plus tard, alors que tout le monde dort ou comate éclate une violente pluie (et quelle pluie !). L’orage au loin se rapproche et le vent commence à ballotter les tentes.

La tente verte est rapidement inondée.

Mickaël, Tristan, Julien doivent se réfugier dans les deux autres tentes, abandonnant ainsi leurs affaires dans une flaque d’eau. Ils termineront la nuit en partageant le duvet de quelqu’un d’autre en en essayant de se réchauffer en se serrant entre les autres. Dans les deux autres tentes, l’eau commence à s’infiltrer, trempant presque tous les duvets partiellement. De plus l’orage est très impressionnant avec des éclairs très proches de la tente. Vers deux heures du matin, la pluie s’arrête et on commence à dormir, tous serrés et mouillés. La première partie de la matinée sera consacrée à sécher les affaires. Le propriétaire du refuge se prend pour un Parrain, commence à nous observer aux jumelles et envoie un de ses employés en moto nous virer par cette réplique cinglante :

« Capito finito ! Capato finito ! »

Partir était de toute façon dans nos intentions et nous quittons des idées de vengeance plein la tête de cette bande d’abrutis! Ecureuil s’était notamment proposée de « casser la gueule » au type s’il se ramenait, mais la moto a gêné ses projets. La marche se fait sur des crêtes. Ce n’est pas trop fatigant, c’est souvent très beau et parfois impressionnant. On peut admirer au loin un glacier. On déjeune près d’un lac artificiel. On reprend vers 4h la marche vers Arrabat. La montée fut très arrosée jusqu’à un téléphérique où nous avons pu nous arrêter. Les filles étant arrivées après le départ du dernier téléphérique, c’est Tristan et Mickaël qui le prirent, se chargeant de tous les sacs. La descente de 1000 mètres malgré la pluie torrentielle fut très amusante avec des photos en poncho, des descentes à toute vitesse. A Arrabat, chacun part à la recherche d’un endroit gratuit (ou pas cher) pour la nuit. On découvre un couloir dans les vestiaires de la patinoire mais tout le monde préfère le lieu des filles, chez un prêtre. Il est très gentil et accueillant et nous pouvons sommairement nous laver et sécher nos affaires. Cela tombe bien, certains commençaient à se demander si nous n’étions pas devenus des clochards. Le lendemain, nous sommes réveillés par les cloches. Antoine va faire un tour aux toilettes… s’électrocute puis se retrouve coincé, la poignée ne répondant plus. Quelque personne essaie de dévisser, de tout décoincer avec une carte, rien n’y fait. On en vient à la conclusion qu’il faut défoncer la porte mais la servante du prêtre ne veut rien savoir, réessaie les mêmes choses que nous, parlant, parlant sans penser que seule Florence comprend l’italien. Un serrurier vient, trafique un peu tout puis donne son verdict content de lui : « il faut défoncer la porte ! ».
Antoine qui commençait à s’énerver donne un grand coup de pied dedans, manque d’assommer Julien et ressort le sourire aux lèvres.
A midi, nous sommes à Arrabat pour le rendez-vous avec Fabrizzio. Pendant le reste de l’après-midi, il va nous conter dans un square ces aventures romaines et parisiennes, nous décrire ses huit paires de lunettes différentes (contre le soleil, anti-brouillard, contre la transpiration, contre les boutons d’acnés ou les paires de Rayban bien inévitables sans aucune utilité et spéciale frime). Ce soir là, on campe près du téléphérique où nous étions réfugiés la veille. Tout le monde est un peu anxieux pour la via ferrata du lendemain, et on apprend à préparer son matériel (savoir faire les nœuds correctement avec la ceinture et la corde, sinon boum dans le vide !). On improvise une veillée autour d’un feu bien timide.
Le réveil est matinal et difficile vu le froid. On prend un petit déjeuner énergétique à défaut d’être bon puis on se dirige la tête basse et se demandant ce que l’on fait ici. Le mur qui débute la ferrata est plus abrupt que tout ce que l’on s’imaginait. On vérifie une dernière fois le matériel et chacun s’engage lentement s’accrochant au câble puis se lançant ensuite. On a vraiment froid auxmains et c’est ça qui fait décrocher surpris Fab et sa cousine qui préfèrent redescendre. Les deux repartirons ensuite.
Florence qui avouera par la suite n’avoir pas eu réellement envie de la faire abandonne, après un deuxième essai. Après ce départ très rude où se conjugue froid aux mains, la pente abrupte et la peur, tout devient plus facile. Sur des chemins plus plats, on peut se retourner et découvrir le paysage. Les autres passages impressionnants seront maintenant les descentes avec ou sans échelles un peu foireuses. La ferrata durera en gros 2h30 et sera véritablement l’apothéose d’une semaine de marche en montagne. A la fin, on visite des galeries qui ont servi durant la première guerre mondiale dans les combats entre italiens et autrichiens. On rentre au «bistrot d’altitude» où on a laissé nos sacs et Florence, on mange et on s’offre un pot bien mérité par nos exploits d’escaladeurs. On dit au revoir à Kiko, Bitto, leur cousine et son ami Dichran (aurtografe aproxaimmattive). On redescend à pied à Arrabat et on s’installe comme des clochards dans le fameux vestiaire de la patinoire, un couloir ouvert à tous les vents. On monte dedans, une tente, on mange le repas déshydraté (pas mauvais du tout surtout après les pâtes).
A 5h du matin, tout le monde debout et on fonce au car qui doit passer à 6h. On l’attend dans l’entrée d’une banque(où il faisait chaud). Le car va nous déposer à Baveno où on prend le petit déjeuner. Ensuite, c’est le train jusqu’à Venise. L’arrivée est impressionnante, on se retrouve sur un pont de chemin de fer avec autour de l’eau et devant Venezzia. Dès la sortie de la gare, on tombe devant le Grand Canal. Il fait un temps superbe et on découvre les premiers palais au bord du canal. On prend le Vaporetto n°5 jusqu’à l’île Giudecca où se trouve l’auberge de jeunesse.. On poireaute en attendant l’ouverture de l’auberge admirant au loin la Place Saint Marc et Venise qui se dresse devant nous. Vu de là, avec les bateaux qui passent parfois, Venise ressemble à un port oriental. A l’auberge, on s’installe en vitesse avant de partir en petits groupes séparés, vivre une immersion rapide dans cette ville si réputée et que l’on connaît si mal.
On évite la Place Saint-Marc trop touristique et on se perd dans les petites ruelles qui rappellent celles des petits villages de Provence, en beau coup plus grandes. Dès que l’on tourne la tête, on découvre une statue, une horloge pittoresque, une peinture de la vierge Marie. Et sur les ponts, on goûte à la tranquillité des canaux où l’eau coule doucement, reflétant les ombres des maisons et où, parfois un arbre pend. Le soir à 20h, on se retrouve Place Saint-Marc et on se lance dans une course contre la montre afin de trouver un endroit pour manger.

Sauter de vaporetto en vaporetto

Personne n’est d’accord sur l’endroit où aller, mais on avance. Ensemble nous trouvons un resto qui a l’air sympa et pas cher, mais dans lequel on attend en fait très longtemps et où on se fait arnaquer. Ensuite on court comme des damnés pour attraper le vaporetto et arriver avant 23h, heure de fermeture de l’auberge. On va sauter de vaporetto en vaporetto, se débrouillant comme on peut dans l’anarchie des transports en commun vénitiens pour arriver finalement à 23h30, heure à laquelle les portes de l’auberge sont encore grandes ouvertes.
Vont suivre deux jours où on ira par groupes de deux, trois ou plus; chacun à sa manière à la découverte des hauts lieux vénitiens et des petites rues inconnues et calmes.
Nous sommes tombés en pleine 47ième exposition d’art moderne. Etaient exposés Dali. Bacon, mais aussi dans la «Peggy Gugghenheim collection », exposition permanente, des oeuvres de tous les grands de l’art moderne.

Goûter aux joies de la plage du LIDO

Dans un style différent, certains ont pu goûter aux joies de la plage du Lido. Il fera beau tous les jours, voir parfois trop chaud. Tout le monde va se livrer à une orgie de glaces. Sinon, Venise est le lieu idéal pour écrire des cartes postales. Le soir, Coati et Sylvain ont trouvé un magasin de pizzas à emporter, pas chères et bonnes.
Durant la dernière matinée à Venise, on reste surtout dans le quartier de la gare. Il fait vraiment trop chaud. On mange à la gare de Venise et on part en début d’après-midi pour Padoue. Là, on redécouvre les hauts immeubles tristes et gris,… les voitures. Mais l’auberge de jeunesse est plus sympa , les consommations moins chères. On fait durant l’après-midi un tour en ville. Il y a quelques places assez belles, une fontaine avec des statues malheureusement en réparation, et une belle cathédrale. Le décor est assez proche des petites villes du sud de la France. L’ambiance est très bonne, on découvre les joies du groupe après les balades vénitiennes un peu solitaires.
Le soir, on mange au self des pâtes excellentes (pour changer) et d’énormes pastèques, puis on va boire un pot au «Lucifer Young», bar à la déco nécro-satanique assez sympathique, avec une luminosité très faible. Le choix des boissons est assez large quoiqu’elles soient un peu chères.

Manger les pâtes en rab de Dolomites

La journée du lendemain est aussi très chaude. On marche sous le soleil pendant une bonne demi-heure jusqu’à la gare avec sacs et uniformes. On est à Vérone dans l’après-midi. C’est le 15 août, tout est fermé et on doit manger les pâtes qui restaient en rab des Dolomites. On rencontre un algérien polyglotte très sympa. Le parc de l’auberge est très très agréable et on ne sort que très peu : on est fatigué et il fait chaud. Le soir, on mange à l’auberge, vidant les fonds de bouteilles de toutes les tables, puis on sort faire un tour. La place où se dresse l’Arène est très belle le soir. On termine la soirée dans un petit café.
Passer la nuit à la belle étoile Deuxième jour à Vérone, toujours aussi calme. Le matin la moitié du clan va voir l’expo de Kandinsky réellement magnifique. A midi, on est à deux doigts d’un scandale diplomatique à cause d’une histoire de pastèques. Cet évènement sera caricaturé durant tout le repas. L’après-midi, on visite les petits passages secrets du parc et on se fait une bataille d’eau. Le soir, Furet, Antoine, Mickaël et moi-même allons à la gare voir les horaires et Furet, Antoine et moi ferons un crochet par le cimetière rentrant. On veut rentrer dedans mais il y a deux murs et le deuxième est vraiment trop haut. On reste sur le toit surplombant le cimetière et on est près de se faire prendre. La nuit est à la belle étoile. On va se baigner. Pour aller à Baveno, au bord du lac Majeur, nous devons faire un changement à Milan. On découvre l’intérieur de la gare pas réellement magique et bourré de flics (à cause des attentats). Dans l’après-midi, on arrive à Baveno, on installe nos tentes dans un camping puis on va se baigner ou faire une pichenette. Il y a trop de monde sur la plage, mais l’eau est bonne et le lac vaut le coup d’oeil. Le soir, on a des steacks (enfin de la viande!). Certains prennent un bain de minuit.

De très bons macaronis

On passe deux jours au bord à pêcher, jouer au volley et bien sûr frimer, catcher et bacher. Sylvain prononcera sa promesse, à la «presque» aube : on devait se lever à 5h30 mais Mickaël ne nous à pas réveillé, alors Sylvain a pu prononcer sa promesse à 6h30, mais le mal fut sauvé car le soleil se levait derrière les montagnes. Le dernier soir est celui du pot payé par le Clan. Furet en profite pour se bourrer au whisky-coca pendant qu’Antoine se fait avoir avec son fanta-vodka. On mangera un soir de très bons macaronis que nous a gracieusement offerts la propriétaire du camping (peut-être par pitié?).
Le dernier jour en Italie se passe à Milan. On mange comme des misérables, par terre, avec les gens qui nous regardent, des clodos qui nous agressent. Le sol est crade. Mais que dire de ce parc en face de la gare où on voit au passage deux junkies en train de se shooter, et d’autres en plein trip! Le quartier de la gare est moche et tout est fermé. Dans la gare, ce n’est pas mieux! Julien se fait accoster (même agresser) par un pédé qui lui prend le poignet. Les fauteuils servent à tout sauf à s’asseoir. Un fou tourne autour d’une fontaine en claquant des mains. On n’est pas fâché de quitter la gare à 21h10.
Au revoir ! Le lendemain matin, on arrivera avec 1h30 de retard à la gare de Lyon. Les aurevoirs sont joyeux : pour la plupart, on va bientôt se revoir.

Panda

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